Le Cercle du Capharnaüm

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#1 14 Feb 2008 03:01:19

Sprotj
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[PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Voila la proposition de BG que j'ai envoyé à un de mes joueurs aujourd'hui. Il met en jeux deux personnages que j'ai décrit dans cette section.

**************************

Petit, tu as été élevé principalement par ton oncle, car tes parents étaient d'assez pauvres artisans. Très jeune, il t'a éduqué dans le respect des autres etc, tout en t'encourageant à tenir l'image de ton père en grande estime (vision de l'idéal masculin martial, etc). De là tu as gardé ton envie de devenir un guerrier.

C'était un homme très prudent. Un jour il t'a expliqué que la marque que tu avais qq part sur le corps (à toi de décider où) était la marque du dragon. Il a dit que c'était pour toi la promesse d'un grande destin, mais qu'il était aussi possible que ce soit une malédiction car les gens tenteraient de te manipuler à cause de cela. Il t'a dit qu'il valait mieux la cacher jusqu'à ce que tu sentes le moment venu.

Vers 10 ans, tu as été confié à Azhar Al Bassim, un gros et riche marchand qui habitait dans la grande ville et qui t'a exploité jusqu'au trognon pour faire de menus travaux. En fait tu t'es rendu compte que tes parents ont fait ça pour éviter d'avoir à rembourser une dette envers lui. De fil en aiguille, tu t'es rendu compte qu'il était au courant pour ta marque (que tu cachais comme tu pouvais à cet age mais bon, sans plus). Avec du recul tu sais aujourd'hui que c'est ça qui t'a valu de rester avec lui toutes ces années.

Al Bassim est un marchand sans aucun scrupules qui vend de tout et que tu as vu plusieurs fois réduit à la dernière pauvreté, mais qui s'est toujours relevé très vite. Il est aussi apprécié que hais et surtout il vendrait un sac de sable à un bédouin. Et surtout c'est un bavard manipulateur comme tu n'en as jamais vu. Il a toujours considéré qu'une tape affectueuse sur l'épaule valait tous les salaires pour toi. Tu étais trop petit à l'époque pour exiger d'avantage, mais tu mangeais à ta faim.

Peu à peu, tu as réalisé à quel point tu étais à l'étroit dans cette vie. Tu ne voyais plus guère ta famille et être le larbin d'Al Bassim n'était pas vraiment le destin que tu souhaitais. Tu as réussi à négocier du temps pour t'entrainer aux armes, bien décidé à ce que la vie te donne enfin richesse, pouvoir, femmes et gloire, tes rêves d'enfants.

Et puis un jour, ton chemin a croisé celui de Fadel Al Ghanem. Le Grand Fadel Al Ghanem. Celui dont la rumeur n'est que gloire et puissance : Le chef militaire de la ville. Alors que tu étais en mission pour ton maître dans un village éloigné, il t'a vu battre avec un simple bâton trois de ses hommes plus âgés qui t'avaient pris de haut. Il t'a interpelé dans la rue devant tout le monde, toi, simple commis. Et il t'a dit de le suivre si tu voulais le rejoindre, lui et ses hommes. Si la gloire et la richesse était quelque chose que tu désirais. Pour sur que t'as pas hésité longtemps !

A dix-sept ans, tu as donc rejoint la garde de la ville. Après quelques mois tu as fait suffisamment la preuve de tes talents martiaux pour rejoindre les guerrier qui effectuaient des raids sur les ennemis de l'émir. Cela t'a remplit de fierté. Tu combattais pour ta cité, tu poursuivais à travers le désert et les montagnes les caravanes des clans rivaux, tu pillais leurs trésors et tu savais avoir ta part de mérite dans toutes ces actions. Tu prouvais chaque fois que tu étais un homme valeureux et qui méritait l'admiration de tous.

Et puis, tu as compris pourquoi Fadel Al Ghanem était tellement admiré. Lui aussi portait la marque des dragons. Tu n'avais pas prêté oreille aux rumeurs le nommant "élu" ou "héritier". Tu n'as compris que quand tu es entré dans le cercle de ses proches à force de victoire éclatantes. Tu as vu l'orgueil qu'il en tirait et la fierté qu'il tirait de cette marque. Toute sa puissance venait de là, affirmait-il à ses lieutenants. Peut-être que tu t'es dit que ça pourrait le décevoir que toi aussi tu sois marqué... Ou peut-être intérieurement as tu compris qu'il pourrait considérer qu'un deuxième élu lui ferait de l'ombre. Quoi qu'il en soit, tu as décidé que tu cacherai encore ta marque, juste pour attendre un autre moment plus propice pour la révéler...

La réputation de Fadel Al Ghanem ne faisait que croître et la tienne avec. Désormais un de ses tous premiers lieutenant, tu étais de toutes les batailles et d'autant de victoires. Ta part de butin grossissait chaque jour. Tu prenais presque tout le temps les femmes que tu voulais lors des pillages, pour t'en satisfaire en compagnie de tes frères d'arme. Désormais tu partageais ses plans avec le grand guerrier, ainsi qu'une poignée d'autres hommes. A vingt Cinq années, tu étais le plus jeune de ses "bras", comme il vous appelait. Désormais, ton nom était connu jusqu'à la cour de l'émir. Tu allais souvent au palais, où les femmes te lançaient des œillades à travers leurs voiles. C'était donc ça, être un homme glorieux... C'était plutôt bien.

Fadel Al Ghanem avait un ennemi à la cour, un courtisan que tu jugeais efféminé et mielleux : Tarik ibn Souffih. Une tapette en robe qui murmurait à l'oreille de l'émir. Il cherchait depuis longtemps à faire de l'ombre à Fadel. Mais celui-ci s'est révélé le plus malin. En revenant d'une mission, Tarik se gaussa de votre succès. Mais Fadel pris la chose avec le sourire et lui proposa de mettre un terme à leur rivalité. Pour que leur gloire respective retombe sur leur maître, il proposa que Tarik vous accompagne lors de votre prochaine mission. L'émir accepta... Bien sur, Fadel vous pris à part pour que vous sachiez ce que vous deviez faire de lui. Pendant ce raid sur une riche caravane réfugié dans un Djebel, quatre des plus fidèles lieutenant de Fadel, dont toi, coincèrent Tarik et le mirent à mort. Vous l'avez lardé son corps de dizaines de coups de sabre pendant de longues minutes en chantant vos cris de guerre pour lui faire payer tous les affronts qu'il avait fait à votre chef et à vous. Comme l'avait demandé Fadel, vous lui avez tranché le bras portant la marque des dragons pour lui prouver sa mort. Puis vous avez jeté son corps dans une faille rocheuse et vous êtes rentrés au palais en victorieux.

Contre tes attentes, la chose déplu à la cour. Tu compris que ce milieu de menteurs et de hommes efféminés tentait de se venger de la mort de son chef. Ils divulguèrent des mensonges sur vous et sur Fadel Al Ghanem. Petit à petit l'émir se rangea à leur opinion et finalement vous n'étiez plus les bienvenus au palais. Tout cela mis Fadel et vous en rage. Vos années de fidèles service et de sang versé était récompensé par la disgrâce. Ce soir là, Fadel Al Ghanem réunit ses lieutenant sous sa tente et mis au point le plan d'attaque du palais et du pillage de la ville.

Ce fut, une fois de plus, une victoire écrasante. Tu savoura avec délectation l'entrée dans le palais, les femmes qui courraient et que tu attrapais au vol pour les jeter dans les bras de tes hommes pour les ramener à ta tente. Les coffre remplis de pièces que tu éventrais pour les voir vomir leur or et les visages poudrés et terrifié de vos ennemis implorer votre pardon. Ce soir là, au pieds du palais en flammes et sous une pluie de cendre, les seigneurs de guerre que vous étiez fêtèrent leur victoire comme jamais. L'or s'entassait dans tes coffres. Les femmes du palais que tu regardais autrefois avec envie étaient dans ta couche. Le haras du palais avait été répartis entre vous et tu avais distribués de fameux étalons à tes hommes en gardant les plus belles montures pour toi.

Alors Fadel Al Ghanem s'adressa à vous et promis que plus jamais il n'y aurait de maître ni de juge pour vous. Que désormais, rien ne s'opposerait à vos envies, et que vous prendriez ce tout ce que vous désiriez dorénavant. Il déchira sa manche et tu contempla avec stupeur une marque entourée de peau claire sur son bras. La marque de Tarik ibn Souffih. Fadel Al Ghanem avait arraché la marche du bras que vous aviez ramené et se l'était cousu à même la chair sur son bras, après s'être lui même écorché le biceps. Un grand frisson glacé t'envahis malgré les hourras de tes compagnons d'arme, quand votre chef déclara qu'il traquerait les autres héritiers pour prendre leur pouvoir et ainsi devenir encore plus puissant. La victoire avait pris tout à coup le gout du danger.

Après cela, les choses ne furent plus jamais les mêmes. En apparence, tu restais le guerrier et l'ami de toujours de Fadel. Mais peut-être que désormais tes yeux s'ouvraient sur une autre réalité. De chasseur, tu avais pris conscience que tu pouvais devenir chassé. Cela te fit prendre un autre point de vue sur vos méfaits et vos exactions. Le sang n'avait plus la même saveur.

Tu avais toujours su qu'il était simplement impossible de partir. Mais qui l'aurait voulu ? Tout aux cotés de Fadel Al Ghanem n'était que batailles, gloire et délices sans fin... Du moins ça l'était avant que tu réalise que le goût du sang pour ton maître le pousserait peut-être à te tuer si il devinait ton secret. Peu à peu, tu en vin à prendre du recul par rapport à tout cela. Cela se vit et plusieurs de ton groupe, Fadel lui même, demandèrent ce qui tout à coup faisait de toi un compagnon aussi triste. Ils tentèrent de t'entrainer à nouveau dans la spirale de la débauche, mais tu en étais bel et bien sorti. Leurs yeux se firent méfiant et tu compris qu'il fallait fuir au plus tôt.

Tu quitta la troupe la nuit même, en emportant seulement une poignée d'or, de quoi te sustenter et ton meilleur cheval. Tu fuis dans la nuit au grand galop, laissant derrière toi plus de richesse que tu n'avais pu en compter et plus d'esclaves que tu ne pouvais en utiliser. Tu parcourus ainsi aussi vite que tu le pu de longues distances. Il fallait trouver un endroit où personne ne te connaitrait. Il fallait tout recommencer à zéro...

C'était il y a quelques mois. Peut-être quelques années. Qui sait et qui s'en soucie ? Personne ne verrait en toi un ancien compagnon d'arme de Fadel Al Ghanem, le pillard du désert. Le fléau des gens civilisés. Tu n'es plus que loque avachie sur une table de taverne, la tête tout contre un verre de lait de chamelle fermenté...

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#2 15 Feb 2008 23:41:48

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

manque de femme dans ton BG àmha...C'est important l'amour pour un équilibre de guerrier. ;-)

Femme qu'il a aimé, ou aime encore, vivante ou disparue...qui a donc certainement vu sa marque une fois (2eme menace planante). Bref, je trouve que c'est un beau portrait de warior mais il manque ce petit supplément affectif feminin pour le rendre plus vulnérable et fort en même temps.

ce n'est que mha...


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#3 17 Feb 2008 22:50:10

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Après en avoir parlé avec le PJ, il souhaiterai un passé encore plus sombre...

Et comme effectivement ça manque de femme... Je pense que je vais lui rajouter une femme qu'il aimait, même si elle avait un caractère un peu dur (en même temps fallait le tenir). Il a du la tuer en partant, car elle le faisait chanter façon "Tu pars pas, sinon je dit à Fadel que tu as la marque...".

Il la tuera sans doutes genre au couteau ou qq chose de gore et violent de ce genre, vu que je PJ veut vraiment avoir un passé monstrueux.

Il faut que je la brosse un peu plus comme PNJ... Mais bon vu qu'elle est destinée à mourir je ferai pas aussi fouillé que les autres.

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#4 17 Feb 2008 23:55:09

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Il lui attrape le bras.

lui : ...qu'allais tu faire???
elle : (elle recule d'un pas) lui dire bien sur.
lui : mais, tu sais que ta parole me condamnera. et notre histoire également.
elle : c'est de mon histoire qu'il s'agit

Elle tente de s'enfuir. Il l'a retient avec précaution mais fermeté. Elle se débat et arrache le couteau qui pendait à la ceinture du porteur de la marque.

elle : laisse moi passer, ou je te tue. (elle pointe le couteau devant lui)
lui : tu n'oseras pas le faire, je sais que tu m'aimes, je le vois dans tes yeux
elle : tu ne vois rien du tout!

Elle s'élance le couteau en avant prête à terrasser le colosse devant elle. Mais, doit elle être folle pour croire qu'elle peut anéhantir l'un des meilleurs guerriers du pays. Il feinte, lui attrape le poignet, et retourne l'arme contre elle. Il l'immobilise au sol.

Ils se retrouvent à terre, elle sous lui, retenant la lame de ses 2 mains devant son torse. Lui est accroupi, il tient le couteau d'une main, maintenant la pression pour qu'elle ne se dégage pas. Il ne souhaite pas la tuer. il l'aime.

lui : suis moi. viens avec moi. nous partons ce soir, loin du bruit, des armes et du sang.
elle : non! (lui crie t elle) pour fuir! je mérite mieux, qu'une vie de paysanne. je ne veux pas de tes bêtes et de tes champs
lui : je peux tout t'offrir et te donner le don le plus précieux que je possède...
elle : mais qu'à tu à m'offrir si ce n'est une vie de misère. Avec lui, j'aurais l'or et les épices.
lui : je veux te donner mon amour...

elle rigole à plein poumon. un rire...qui tue.

Il comprend. Et frappe en plein milieu de la poitrine. elle meurt dans un spasme de sang, les yeux emplies de haine, presque sans bruit.
Il jette le couteau au milieu de la tente. Il se lève et sort, sans se retourner. La tension a déjà disparue sur son visage...

lui : ...alors meurs, chienne.


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#5 18 Feb 2008 00:26:16

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

yeeeaaaah big_smile

Du drame. De l'amour.
T'aurais du faire scénariste pour série TV des années 80 !

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#6 18 Feb 2008 00:31:29

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

amour, gloire et loukoum!


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#7 18 Feb 2008 00:33:22

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Ah, non, c'est pas parfait. Il manque le crachat au visage...

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#8 18 Feb 2008 00:53:07

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Attendez, là... quand j'ai vu "ça manque de femme" je pensais à de la tendresse, pas à une bonne excuse pour casser du féminin smile
Vous me décevez smile



... sinon, vous devriez plutôt lui faire gifler le visage de la femme avec le couteau pour l'éborgner et la balafrer. Ça sème les graines d'un PNJ féminin avec la haine aux trippes qui va traquer le PJ avec extrême acharnement. Et le PJ aura du mal à s'en débarrasser parce qu'il l'aime. Et on peut entrevoir (malgré tout) une fin heureuse entre ces deux êtres violents et tumultueux qui ont finalement appris à se reconnaitre et à s'aimer réellement à travers leur désespoir.

Yeah !

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#9 18 Feb 2008 01:00:00

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Hmm mouais mais le joueur voulait qu'on rajoute du sombre...
J'avoue que la garder en vie pourrait être sympathique pour le coté méchant récurent. D'un autre coté la tuer rajoute à sa chute du coté obscur.

Si on veut la garder en vie, il pourrait lui donner un coup de sabre, elle recule en poussant un grand cri et tombe dans un ravin/une rivière/une bouse de chameau et il la croit morte.

Pour le coté manque de femme et cassage féminin, ce n'est point mon intention du tout ! Nous décrivions seulement la chute finale de leur relation. Pour moi ce personnage manque encore de cohérence, elle parait seulement très avide de pouvoir et d'argent, alors qu'elle a surement de bonnes raisons de se comporter comme ça.

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#10 18 Feb 2008 01:12:48

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Ah ?

Franchement, s'il la butte ou la croit morte, ça ne peut pas lui filer le cafard plus de deux ans. Ce sera terrible au départ, qu'il ait tué une civile, qui plus est une femme qu'il aimait, mais il peut très bien se faire une raison, être épaulé, etc. Vu qu'elle est morte, il peut l'oublier, ça devient "possible". Donc incessamment sous peu, ce personnage n'aura plus rien de triste.
Si elle reste vivante, il va la revoir de temps en temps, donc sa blessure au moral va s'ouvrir à nouveau, et il va replonger dans la déprime. ÇA c'est sombre, oui smile Franchement, je vois mal un guerrier, qui a du en marave plus d'un, chouiner pendant des années parce qu'il a tué une femme qui lui avait, en plus, donné de bonnes raisons de la butter. Ok il l'aimait, mais on s'en remet, en particulier en cas de mort, parce qu'il n'y a pas espoir que ça change. C'est bien plus sombre pour lui si à chaque fois qu'il la regarde, il voit la cicatrice au visage, il se dit qu'il pourrait la reconquérir. elle, elle peut à chaque fois recommencer à le persécuter, à l'insulter, à l'humilier, à le culpabiliser, etc.


Bon après, le PNJ récurent, spa nécessaire, mais je pense que ce serait une erreur dans le drame qu'il la butte.


Si vous voulez absolument la butter, vous pouvez la jouer Kenshin : elle lui entaille la peau de rage, avec le couteau, ce qui le pousse à la tuer. Plus tard, sa blessure ne se referme plus, et suinte un peu à chaque fois qu'il se bat ou exprime sa rage, comme une malédiction en souvenir de ce jour où il a défoncé sa bien-aimée par pêché de colère et sous l'impulsivité.
Pas de PNJ récurent, mais le PJ porte à jamais sur sa peau la marge douloureuse d'une erreur qu'il ne peut plus se pardonner.

Et puisqu'il y a de la magie en jeu, il faut anticiper et se dire que même les meilleurs kahan n'ont su refermer sa blessure, prétextant que "pour ces plaies-là, il y a d'autres remèdes". Ce serait donc une blessure résistante à la magie qu'il faut cicatriser avec l'amour.

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#11 18 Feb 2008 02:07:12

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Hmmm je ne sais pas quel est son meilleur emploi.

Morte, elle ne sert plus à rien, certes. Mais elle enfonce le clou sur le coté sombre du PJ, le joueur souhaitant un passé vraiment sordide.

Vivante, elle est un élément de torture mentale et un ennemi récurent possible, ou du moins une figure haineuse à ressortir à l'occasion (rien de plus dangereux qu'une ancienne amante).

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#12 18 Feb 2008 12:59:23

Curios
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Je donne mon avis pour la cohérence :

- La lutte entre les amants est assez maladroite, la femme est une diplomate, elle sait évaluer les rapports de force et elle n'ira jamais au corps-à-corps avec son guerrier de mari. Je l'aurai plutôt imaginer en train de l'empoisonner ou de monter en cachette une embuscade avec d'autres guerriers de la troupe. Et si elle est découverte, elle jouera sur les sentiments, en minaudant, en faisant des yeux de Chat Potté.

- L'héritier (qu'il tue ou non sa femme) portera une blessure autrement plus profonde : celle de la trahison. Il ne pourra plus vraiment faire confiance à une femme, en tout cas il évitera que des gens soient trop proche de lui. Chaque personne ayant connaissance de sa marque deviendront, pour lui, des traites potentiels.


Yassin Ibn Aziz Abd Al Salif - Enquêteur des bas-fonds - Apprenti verbiste

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#13 18 Feb 2008 16:03:09

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Pour le deuxième point, c'est parfois vrai psychologiquement parlant, mais dramaturgiquement parlant, il faut "mieux" que ça pour marquer le coup. La cicatrice physique est souvent le premier plan d'un sentiment que le mec ne peut pas chasser de son esprit. C'est symbolique. D'où mon idée de la meuf qui le tranche quand même.
Mais ça peut être un tatouage, un collier, ...

Tout ça pour dire que ça suffit pas d'être déprimé, il faut le monter à l'extérieur pour que le récit tienne.


Pour le premier point... moui. Notons que si elle se mêle d'une embuscade, ça va forcément finir en pugilat.
Je vois mal la scène "Oui, je t'ai envoyé 15 gars pour qu'ils t'assassinent mais ne me frappe pas, regarde plutôt mes seins !".

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#14 18 Feb 2008 16:21:03

Curios
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

CXZman a écrit:

Pour le deuxième point, c'est parfois vrai psychologiquement parlant, mais dramaturgiquement parlant, il faut "mieux" que ça pour marquer le coup. La cicatrice physique est souvent le premier plan d'un sentiment que le mec ne peut pas chasser de son esprit. C'est symbolique. D'où mon idée de la meuf qui le tranche quand même.
Mais ça peut être un tatouage, un collier, ...

Tout ça pour dire que ça suffit pas d'être déprimé, il faut le monter à l'extérieur pour que le récit tienne.


Pour le premier point... moui. Notons que si elle se mêle d'une embuscade, ça va forcément finir en pugilat.
Je vois mal la scène "Oui, je t'ai envoyé 15 gars pour qu'ils t'assassinent mais ne me frappe pas, regarde plutôt mes seins !".

Oui enfin ça peut être une autre excuse aussi, elle a l'intelligence et la langue agile, ça peut devenir du : " Je t'assure ce n'étais pas moi. Quelqu'un a du voir ta marque et te vendre au chef" avec le ton qui va bien.

CXZman a écrit:

Pour le deuxième point, c'est parfois vrai psychologiquement parlant, mais dramaturgiquement parlant, il faut "mieux" que ça pour marquer le coup. La cicatrice physique est souvent le premier plan d'un sentiment que le mec ne peut pas chasser de son esprit. C'est symbolique. D'où mon idée de la meuf qui le tranche quand même.
Mais ça peut être un tatouage, un collier, ...

Tout ça pour dire que ça suffit pas d'être déprimé, il faut le monter à l'extérieur pour que le récit tienne.

C'est un peu exagéré, mais bon ça peut facilement accentuer le côté sombre, dans le sens où l'héritier devient un tantinet parano et distant avec la plupart des gens.

En parlant de tatouage, est-il possible de planquer sa marque de dragon sous un tatouage ? Ca arrangerai bien ces affaires à notre héritier en fuite non ?


Yassin Ibn Aziz Abd Al Salif - Enquêteur des bas-fonds - Apprenti verbiste

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#15 18 Feb 2008 18:44:32

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

On en avait vaguement parlé dans l'autre forum.

Je ne me souviens pas qu'on puisse identifier un hériter selon la forme de sa tâche, mais je crois que l'idée de tatouage autour de la tâche avait été évoquée. Est-ce que le personnage est un sorcier ? Parce que ça peut être son Shaytan qui le ronge, aussi.

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#16 18 Feb 2008 22:45:02

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Non, il n'est pas du tout sorcier.

Pour moi une marque, cachée de n'importe quelle façon, finit toujours par ressortir assez rapidement. Quelques mois tout au plus.

A propos des tatouages, on avait parlé de certains héritiers qui mettent leur marque en exergue en tatouant un motif autour, pour la faire ressortir encore plus. Ça me semble une idée sympathique.

Bon, je vais y réfléchir pour la conduite à donner à la femme... Merci de votre soutien avec toutes ces propositions :]

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#17 19 Feb 2008 04:56:27

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

CXZman a écrit:

Attendez, là... quand j'ai vu "ça manque de femme" je pensais à de la tendresse, pas à une bonne excuse pour casser du féminin smile
Vous me décevez smile



... sinon, vous devriez plutôt lui faire gifler le visage de la femme avec le couteau pour l'éborgner et la balafrer. Ça sème les graines d'un PNJ féminin avec la haine aux trippes qui va traquer le PJ avec extrême acharnement. Et le PJ aura du mal à s'en débarrasser parce qu'il l'aime. Et on peut entrevoir (malgré tout) une fin heureuse entre ces deux êtres violents et tumultueux qui ont finalement appris à se reconnaitre et à s'aimer réellement à travers leur désespoir.

Yeah !

c'est bô...on dirait du chocolat..un peu de finesse dans ce monde de brute!


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#18 19 Feb 2008 05:02:28

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

connaissant le joueur qui est sensé jouer ce perso...je dirais qu'il vaut mieux qu'elle soit morte.

moi je suis pour adapter les pré tirés en fonction des personnalités des joueurs. mais je sais que tout le monde n'est pas toujours d'accord avec moi.

c'est le type de joueur à s'introvertir devant ce type de pbm (pour sprotj cf episode de la fille qui meurt dans la trilogie pharaon - désolé pour les autres c'est trop long à expliquer).


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#19 19 Feb 2008 05:19:53

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Je suis plutôt de ton avis : il faut adapter les personnages aux joueurs, ceux-ci n'étant pas infaillibles et le JdR n'étant pas une valeur exacte...

Tu as peur qu'en faisant réapparaitre le personnage de la femme (ancienne amante), il se ferme aux explications et sorte qq chose genre "ne vous mêlez pas de ça, c'est personnel" ?

Je veux dire qu'il refuserai de faire avancer l'histoire si cela imposait qu'il livre sa vie privée aux autres joueurs ?

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#20 19 Feb 2008 05:38:03

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

j'appelle ça le syndrome du paladin. le joueur se bloque et refuse toute communication en fonction de son "code" de vie.

il y a des joueurs comme ça et il en fait partie il me semble (du moins sur ce que j'en ai vu, maintenant je ne suis peut être pas un bon MJ...mouais je sais, je fais expret!)


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#21 19 Feb 2008 05:47:44

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

J'hésite encore à garder la femme en vie ou non...

Peut-être que je lui laisserai le choix. Genre la tuer alors qu'elle lui avoue qu'elle ne l'a jamais vraiment aimé... Mais éviter les emmerdes.
Ou bien la laisser faiblement en vie et assumer les crasses après.

Il veut jouer un mec avec un passé méchant après tout ! On va voir il a les couilles de se comporter en VRAI vilain dans son solo d'intro.

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#22 19 Feb 2008 06:23:10

esthane
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

oui voilà en intro de son perso, c'est bien ça! tu verras comment il va gérer l'affaire.


Aliens?!?!...quels bande de blaireaux...

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#23 19 Feb 2008 13:11:26

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Ben, c'est même courant comme réaction. Si c'était un jeu de rôle par correspondance ou via discussion instantanée, je dis pas, mais sur table, c'est très très très très difficile de faire jouer à un joueur un sanglot, l'amour, la haine, la folie.

Au contraire, si vous avez des joueurs qui arrivent à jouer ces émotions-là avec assurance, payez les ! Faites quelque chose, mais gardez-les smile

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#24 19 Feb 2008 22:03:28

Sprotj
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

C'est clair :]

Ce joueur là est plutôt "tout garder à l'intérieur". Mais j'en ai maté des plus forts que lui !! Euh enfin j'essayerai...

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#25 05 Aug 2010 07:15:20

Sprotj
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Date d'inscription: 11 Feb 2008
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Avec un peu (toussottement gêné) de retard, voici finalement l'intro telle qu'elle a été jouée voici quelques jours.

Tu es né Bachir Mansour (annonce de bonne nouvelle), dans un village anonyme. Petit, tu as été élevé principalement par ton oncle, car tes parents étaient d'assez pauvres artisans. Ton père était le potier du village et ta mère élevait la famille nombreuse de tes frères et sœurs. Très jeune, le frère de ton père t'a éduqué dans le respect des autres et dans l'acceptation des rigides castes sociales. De là proviens ton admiration pour les guerriers et ton envie d'en devenir un toi-même. A tes yeux, face à un père absent et un oncle plein de retenue, ils représentaient à tes yeux le modèle idéal et en même temps un moyen d'échapper à ta basse condition.

Ton oncle était un homme très prudent et modeste. Un jour il t'a expliqué que la marque que tu avais autour du cou était la marque des Héritiers des Dragon. La même que celle que portaient les héros des légendes d'antan. Il a ajouté que c'était pour toi la promesse d'un grand destin, mais qu'il était aussi possible que tu t'en serves mal. Certains des plus grands fléaux de l'histoire portaient également ces signes. Quel que soit ton choix, ce serait à la fois une bénédiction et une malédiction car les gens tenteraient de te manipuler ou te détesteraient à cause de cela. Il t'a dit qu'il valait mieux la cacher jusqu'à ce que tu sentes le moment venu.

Vers dix ans, tu as été confié par ta famille à Azhar Al Bassim, un gros et riche marchand qui habitait dans la grande ville et qui t'a exploité des années pour faire ses corvées. En fait tu t'es rendu compte que tes parents ont fait ça pour éviter d'avoir à rembourser une dette envers lui. De fil en aiguille, tu t'es rendu compte qu'il était au courant pour ta marque (que tu cachais comme tu pouvais à cet age mais bon, sans plus). Avec du recul tu sais aujourd'hui que c'est ça qui t'a valu de rester avec lui toutes ces années.

Al Bassim est un marchand sans aucun scrupules qui vend de tout et que tu as vu plusieurs fois réduit à la dernière pauvreté, mais qui s'est toujours relevé très vite. Il est aussi apprécié que haïs et surtout il vendrait un sac de sable à un bédouin. C'est un bavard manipulateur comme tu n'en as jamais vu. Il a toujours considéré qu'une tape affectueuse sur l'épaule valait tous les salaires pour toi. Tu étais trop petit à l'époque pour exiger d'avantage, mais tu mangeais à ta faim alors tu ne te plaignais pas trop.

La vie avec lui était difficile car il fallait supporter sa mauvaise foi, ses jérémiades, ses mensonges permanents et ses pleurnicheries à chaque fois que tu venais réclamer ton salaire. Pas une fois tu n'as pu le recevoir pleinement. Le marchand récriminait toujours pour telle ou telle raison et s'arrangeait toujours pour justifier le versement partiel de la somme qu'il te devait.

Malgré la petitesse de ton salaire – même les autres adolescents te plaignaient du peu que tu gagnais – tu parvenais à satisfaire tes modestes besoins et envies. Parmi ces quelques bons souvenirs, les gâteaux fourrés à la pâte de dates fraiches et de figues que tu achetais dès que tu pouvais, sortant du fours et fondants sous la langue. Y penser te fait saliver encore aujourd'hui.

Un jour, un évènement fortuit te fit prendre conscience de l'étroitesse de cette vie. Être le larbin d'Al Bassim n'était pas vraiment le destin que tu souhaitais. Cet évènement, c'est le vol d'une simple pomme un jour où tu avais faim, sur l'étalage d'un marchand. Cela a mal tourné... Mais pas pour toi. Sans doutes par peur d'une bonne volée, tu as accusé le mendiant qui trainait ce jour là dans la rue quand le marchand et ses amis t'ont accusés. Il s'est fait rosser sous tes yeux et tu n'as pas bougé. La culpabilité, la peur de devenir toi-même la cible de ces coups violents t'as laissé muet. Tu as regardé l'homme se faire battre de telle manière qu'il ne bougeait plus après le départ des trois hommes. Tu revois encore aujourd'hui son visage tuméfié, sa bouche fendue de laquelle s'échappait un filet de sang. Ce jour là, tu t'es dit qu'il valait mieux savoir se défendre dans la vie.

Tu as pris du temps pour t'entrainer aux armes, bien décidé à ce que la vie devienne un peu meilleure que ce qu'elle n'était jusqu'à présent. Hors de question que tu reste commis toute ta vie, avant de finir comme le mendiant que tu avais fait rosser malgré toi. Les quelques camarades que tu avais n'étaient pas d'un bien bon niveau, mais ils te permettaient tout de même de t'entrainer au baton.

A la marque de naissance te désignant comme un personnage au destin particulier, tu ne pensais plus. Qui croirait en un avenir brillant en trimant dix heures par jour pour un marchand avare ? Mais la vie s'est chargée de te rappeler cette promesse.

Vers quinze ans, en rentrant dans une taverne pour aller boire un verre avec tes amis, tu t'es heurté à un homme qui sortait en même temps et qui t'a envoyer rouler sur le sol d'une bourrade de la main. Lui et ses deux amis à l'air pas commode allaient passer devant toi sans plus t'adresser un regard, quand tu as tendu la jambe pour faire trébucher l'homme qui t'avais mis au sol.

Il pris la mouche et se jeta sur toi. Vous avez échangé quelques coups et étonnamment tu as eu le dessus rapidement malgré sa masse et son évidente expérience de la bagarre. Ses deux amis s'en sont mêlés quand tu es parvenu à lui assener un tel coup à la mâchoire qu'il en a lâché son poignard.
Malgré ses deux adversaires, tu allais tous leur mettre une leçon, quand une présence derrière toi t'a fait te retourner prestement. Un homme à cheval se trouvait devant toi, te regardant du haut de sa monture. Trente cavaliers l'accompagnaient, tous lourdement armés, équipés et richement vêtus. Et tous te regardaient d'un air sévère et terrible.

Ainsi, ton chemin a croisé celui de Fadel Al Ghanem. Le grand Fadel Al Ghanem. Celui dont la rumeur n'est que gloire et puissance : Le chef militaire de la ville de l'Emir. Il t'a vu battre avec un simple bâton ses hommes plus expérimentés. Dans la rue, sans rien savoir de toi, il t'a donné un cheval et t'a fait une proposition que tu ne pouvais refuser si la gloire et la richesse était quelque chose que tu désirais. Pour sur que t'as pas hésité longtemps !

A dix-sept ans, tu as donc rejoint la troupe de guerriers. Après quelques mois tu as fait suffisamment la preuve de tes talents martiaux pour rejoindre les guerrier qui effectuaient des raids sur les ennemis de l'émir. Cela t'a remplit de fierté. Tu combattais pour Fadel Al Ghanem, tu poursuivais à travers le désert et les montagnes les caravanes des clans rivaux, tu pillais leurs trésors et tu savais avoir ta part de mérite dans toutes ces actions. Tu prouvais chaque fois que tu étais un homme valeureux et qui méritait l'admiration de tous.

Et puis, tu as compris pourquoi Fadel Al Ghanem était tellement admiré. Lui aussi portait la marque des dragons. Tu n'avais pas prêté oreille aux rumeurs le nommant "élu" ou "héritier". Tu n'as compris que quand tu es entré dans le cercle de ses proches à force de victoire éclatantes. Tu as vu l'orgueil et la fierté qu'il tirait de cette marque, qui le rendait unique aux yeux de tous. Toute sa puissance venait de là, affirmait-il à ses lieutenants. Peut-être que tu t'es dit que ça pourrait le décevoir que toi aussi tu sois marqué... Ou peut-être intérieurement as tu compris qu'il pourrait considérer qu'un deuxième élu lui ferait de l'ombre. Quoi qu'il en soit, tu as décidé que tu cacherai encore ta marque, juste pour attendre un moment plus propice pour la révéler...

La réputation de Fadel Al Ghanem ne faisait que croître et la tienne avec. A vingt ans et désormais un de ses tous premiers lieutenant, tu étais de toutes les batailles et d'autant de victoires. Ta part de butin grossissait chaque jour. Tu prenais presque tout le temps les femmes que tu voulais lors des pillages, pour t'en satisfaire en compagnie de tes frères d'arme. Désormais tu partageais ses plans avec le grand guerrier, ainsi qu'une poignée d'autres hommes. A vingt Cinq années, tu étais le plus jeune de ses "bras", comme il vous appelait. Désormais, ton nom était connu à la cour de l'émir. Tu allais souvent au palais, où les femmes te lançaient des œillades à travers leurs voiles. C'était donc ça, être un homme glorieux... C'était plutôt bien.

Bien sur, certaines choses t'échappaient. Les discussions parfois enflammées entre l'Emir et Fadel Al Ghanem t'échappaient, de même que les raisons d'attaques de tel ou tel convois, alors que vous en laissiez passer d'autres. Certains villages étaient incendiés quand d'autres étaient simplement partiellement endommagés. Parfois ils vous rejoignaient ensuite, et tu comprenais qu'une victoire partielle est parfois plus rentable qu'une victoire écrasante.

Pendant ces années, tu t'es lié à un des hommes avec qui tu t'es battu le jour où tu as croisé le chemin de Fadel Al Ghanem. YYY est un des lieutenants du chef de guerre, tout comme toi désormais. Il t'a beaucoup aidé à monter les échelons de la horde de guerriers et a toujours été pour toi un compagnon de raids, de beuveries et de réjouissances. Aujourd'hui, sa présence et ses rires sonores et fréquents te manquent – peut-être. C'est la seule personne que tu aurais pu appeler un compagnon et un ami.

Du palais, tu ne profitais guère que des chambres pour te reposer rapidement entre deux échappées dans les contrées avoisinantes. Quelques fois tu t'es fait embarquer dans telle ou telle intrigue de palais sans trop comprendre ce qui t'arrivais. Tu te gardais bien d'y mettre volontairement la main, surtout quand les femmes faisaient des chichis pour t'ouvrir leur porte. Disposer de tes prises de guerre était tellement plus simple.

Et pourtant, tu t'es amouraché d'une femme du palais, qui à force de réputation d'inaccessibilité en est devenue attirante. Elle était légèrement plus âgée que toi, d'allure impériale, froide et méprisante avec tout ce qui n'était pas de son statut. Telle était XXX et tu la désirais fortement, malgré tes tentatives infructueuses pour t'attirer ses faveurs. Tu es même allé jusqu'à suivre les cours des professeurs qui racontaient l'histoire de l'empire Agalanthéen pour tenter de lui montrer que tu savais faire autre chose que te battre. Peine perdue. Elle restait à un niveau inaccessible à l'ensemble du palais manifestement.

Fadel Al Ghanem avait un ennemi à la cour, un courtisan que tu jugeais efféminé et mielleux : Tarik ibn Souffih. Un maigrelet efféminé qui murmurait à l'oreille de l'émir. Il cherchait depuis longtemps à faire de l'ombre à Fadel. Mais celui-ci s'est révélé le plus malin. En revenant d'une mission, Tarik se gaussa de votre succès. Mais Fadel pris la chose avec le sourire et lui proposa de mettre un terme à leur rivalité. Pour que leur gloire respective retombe sur leur maître, il proposa que Tarik vous accompagne lors de votre prochaine mission. L'émir accepta... Bien sur, Fadel vous pris à part pour que vous sachiez ce que vous deviez faire de lui.

Pendant ce raid sur une riche caravane réfugié dans un Djebel, quatre des plus fidèles lieutenant de Fadel, dont toi, coincèrent Tarik et le mirent à mort. Vous l'avez lardé son corps de dizaines de coups de sabre pendant de longues minutes en chantant vos cris de guerre pour lui faire payer tous les affronts qu'il avait fait à votre chef et à vous. Comme l'avait demandé Fadel, vous lui avez tranché le bras portant la marque pour lui prouver sa mort. Puis vous avez jeté son corps dans une faille rocheuse et vous êtes rentrés au palais en victorieux.

Contre vos attentes, la chose déplu à la cour. Tu compris que ce milieu de menteurs et d'hommes efféminés tentait de se venger de la mort de son chef. Ils divulguèrent des mensonges sur vous et sur Fadel Al Ghanem et salit votre réputation. Petit à petit, l'émir se rangea à leur opinion et un beau jour vous n'étiez plus les bienvenus au palais. Tout cela mis Fadel en rage. Vos années de fidèles service et tout le sang versé étaient récompensés par la disgrâce. Ce soir là, Fadel Al Ghanem réunit ses lieutenant sous sa tente et mis au point le plan d'attaque du palais et du pillage de la ville.

Ce fut, une fois de plus, une victoire écrasante. Tu savoura avec délectation l'entrée dans le palais, les femmes qui courraient et que tu attrapais au vol pour les jeter dans les bras de tes hommes pour les ramener à vos tentes. Les coffre remplis de pièces que tu éventrais pour les voir vomir leur or et les visages poudrés et terrifié de vos ennemis implorant votre clémence te réjouissaient au plus haut point.

Mais surtout, tu as enfin pu atteindre ta cible. Une fois la partie du palais qui t'avait été confiée maitrisée, tu t'es précipité avec deux de tes hommes jusqu'aux appartements de XXX dont tu as forcé la porte. Ses servants ont été pris par tes hommes et ses richesses également. Quand tu es entré avec fracas dans la chambre de la courtisane, tu l'as découverte la lame contre la gorge, prête à se donner la mort.

Pour renoncer à se donner la mort, et accepter de se donner à toi, elle a exigé une liste de conditions proprement ahurissante pour quelqu'un qui aurais du implorer. Tu as rapidement accepté ses réclamations, être ton égale vis à vis du foyer, avoir la maitrise de telle ou telle chose dans votre vie. Tu ne voyais que cette femme aux courbes propres à te faire tourner la tête et à son regard plein de morgue qui acceptait de se faire tienne. Ou était-ce toi qui devenait sien ? Peu importe. Tu avais ce que tu voulais.

Ce soir là, aux pieds du palais en flammes et sous une pluie de cendre, les seigneurs de guerre que vous étiez fêtèrent leur victoire comme jamais. L'or s'entassait dans tes coffres. Les femmes du palais que vous regardiez autrefois avec envie étaient dans vos couches. Le haras du palais avait été répartis entre vous et tu avais distribués de fameux étalons à tes hommes en gardant de belles montures pour toi.

Alors Fadel Al Ghanem s'adressa à vous quelques temps plus tard et promis que plus jamais il n'y aurait de maître ni de juge pour vous. Que désormais, rien ne s'opposerait à vos envies, et que vous prendriez ce tout ce que vous désiriez dorénavant. Il montra alors sa manche et tu contempla avec stupeur une marque entourée de peau claire sur son bras. La marque de Tarik ibn Souffih. Fadel Al Ghanem avait arraché la marche du bras que vous aviez ramené et se l'était cousu à même la chair après s'être lui même écorché le biceps. Un grand frisson glacé t'envahis malgré les hourras de tes compagnons d'arme, quand votre chef déclara que tout autre personne ainsi marquée devait lui être amené. La victoire avait pris tout à coup le gout du danger.

Après cela, les choses ne furent plus jamais les mêmes. En apparence, tu restais le guerrier et l'ami de toujours de Fadel. Mais peut-être que désormais tes yeux s'ouvraient sur une autre réalité. De chasseur, tu avais pris conscience que tu pouvais devenir chassé. Cela te fit prendre un autre point de vue sur vos méfaits et vos exactions. Le sang n'avait plus la même saveur.

Tu avais toujours su qu'il était simplement impossible de partir. Mais qui l'aurait voulu ? Tout aux cotés de Fadel Al Ghanem n'était que batailles, gloire et délices sans fin... Du moins ça l'était avant que tu réalise que le goût du sang pour ton maître le pousserait peut-être à te tuer si il devinait ton secret. Peu à peu, tu en vin à prendre du recul par rapport à tout cela. Cela se vit et plusieurs de ton groupe, Fadel lui même, demandèrent ce qui tout à coup faisait de toi un compagnon aussi distant. Ils tentèrent de t'entrainer à nouveau dans la spirale de la débauche, mais tu en étais bel et bien sorti. Leurs yeux se firent alors méfiant et tu compris qu'il fallait fuir.

Tu quitta la troupe une nuit de fête après un raid, emportant seulement une poignée d'or, de quoi te sustenter et ton meilleur cheval. Tu fuis dans la nuit au grand galop, laissant derrière toi plus de richesse que tu n'avais pu en compter et plus d'esclaves que tu ne pouvais en utiliser. Tu parcourus ainsi aussi vite que tu le pu de longues distances. Il fallait trouver un endroit où personne ne te connaitrait. Il fallait tout recommencer à zéro...

C'était il y a quelques mois. Peut-être plus. Qui sait et qui s'en soucie ? Aujourd'hui, tu es Fares Achmal, le cavalier. : garde du corps, bras à louer et homme à tout faire la journée, brute îvre dans une taverne sombre le soir. Personne ne verrait en toi un ancien compagnon d'arme de Fadel Al Ghanem le pillard du désert., fléau des gens civilisés. Tu as depuis effectué maints travaux, mais ton air bravache et tes manières de guerrier t'ont toujours fait retourner dans la rue. Tu n'es simplement pas fait pour la vie de citadin et encore moins pour obéir à l'un d'eux.

De fil en aiguille et avec la perte progressive de ton or, tu t'es fait petite frappe, puis voyou. Après quelques temps de ce régime, tu n'es plus que loque avachie sur une table de taverne, la tête tout contre un verre de lait de chamelle fermenté... Quand tu n'es pas en train de causer une bagarre. Récemment, un séjour en prison a fini de marquer ta déchéance. Tu es parvenu à t'enfuir en éclatant le crâne d'un gardien contre le mur à travers les barreaux et en lui volant ses clefs. Tu as pris la fuite au plus vite avec le peu d'affaires que tu avais avec toi, aidé par l'atmosphère de fête qui englobait toute la cité à ce moment là.

Endormi dans le cimetière, un endroit sur pour qui veut passer inaperçu et dormir tranquillement, tu as été réveillé par des hommes occupés à ouvrir une tombe et y faire glisser un tapis cachant mal un corps. Les hommes ont rapidement pris la fuite et en passant derrière eux, tu as découvert enroulés dans la toile épaisse le corps d'une toute jeune femme, visiblement une danseuse du palais.

La jeune fille s'est révélée encore en vie mais profondément endormie par une drogue mystérieuse. Tu n'as pas pu la réveiller et tu as bon gré mal gré décidé de la jeter sur ton cheval et d'attendre son réveil. Puis tu as quitté la ville sans savoir vers quoi tu te dirigeais.

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#26 07 Aug 2010 21:59:23

CXZman
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Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

Ça fait plaisir tu reprends le truc un peu quand même smile

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#27 19 Aug 2010 06:03:22

Sprotj
Gros membre
Date d'inscription: 11 Feb 2008
Messages: 140

Re: [PJ] Vieux guerrier déchu avec un lourd passé mais sur le retour

J'essaie ! J'ai joué le premier scénario il y a déjà 15 jours, j'essaie de vous faire un retour aussi vite que possible mais c'est un peu la course au bureau en ce moment tongue

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